08.10.2008

Wesh ! Bien ou bien ?

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Alors négro ? C’est ton soce ce narvalo ? Ça peut sembler barbare d’entendre ça de bon matin dans un wagon pourave de la RATP. Ça peut faire peur des vandales cagoulés qui entrent et tabassent un trom à coup de chrome. Ça peut paraître choquant un mec qui roule son oinj et l’allume dans la dernière rame. Ça peut sembler agressif le « alors ma belle on s’fait un plan ? ». Mais pas pour moi.

Ce coté ghetto, ce coté bad boys, ça m’a toujours, plus plu, qu’autre chose. Est-ce le fait d’avoir trop écouter RUN DMC étant jeune, d’avoir appris à breaker dans la cours de récré, d’avoir tiré trop jeune sur un bédo, d’avoir commencer à graffer avec des vandales ultra violents ?

Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que je me sens bien plus proche du lascar du wagon d’à côté que de la pétasse en fasse de moi. Et ça n’a rien à voir avec le fait que le mec, écoutant mon son, me jette : « Toi tu kiffes La Caution ?? Sérieux ?! Avec ton air de geoisebour là … ».

Et qu’au final on tchatche pendant tout le trajet, devant les regards ahuris des gens. Devant le visage figé où se mêle crainte, envie, et pitié de la petite brune devant moi. Et quand mon badboy me lance « Tain mais regarde moi tout ces bouffons ! Dès que tu t’approches d’eux ils sont en panique genre jte tire ton sac ou j’t agresse. Y’a trop marqué banlieue là ou quoi ? », Ça n’a beau pas être du Rousseau, mais moi je trouve ça bien philosophe.

Et vous ? Vous menez la vie dure aux clichés ... ou pas ?

22.07.2008

I want to bee free - II

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Haha ! Lady D. aura-t-elle gobé ? Aura-t-elle finit la soirée dans le fossé à dégueuler ou ou badtripé ? Nan mais franchement ! Vous me connaissez mal ! Je suis restée drapée dans ma dignité. Mais force est de reconnaître que j’avais l’air bien con. Ce qui est certain, c’est qu’au milieu de cette bande d’agités en combinaison camouflage, bah on ne pouvait pas me louper. Ami teufeur souvient toi de la seule blonde, maquillée, en robe noire « bien comme il faut » (dixit K.), ces talons échasses qui s’enfonçaient tels les VietKongs dans la jungle … mais avec une veste Kaki… Et bien c’était moi !

Bon, les meufs ont tout de suite décidé que je ne serais jamais leur amie. Ça tombe bien moi non plus. Donc je me suis rattrapé sur les teufeurs hommes, qui étant complètement raide collapses, étaient très drôles. Il faut dire que pour me décoincer un peu, mes potes m’avaient fait ingurgiter de force pas mal d’absinthe. Donc j’étais « aware ». Ce qui est marrant, c’est de voir que défoncé, le teufeur perd toute notion de convenance. Donc pour te dire bonjour ça te prend dans les bras et ça t‘écrase contre sa poitrine, pour te parler, ça t’envoie ses postillons, sa langue, et son haleine de coyote, pour établir une dialogue ça te demande, enfin ça hurle « et tooooooooiiiiiiii haaaaaaaaaaaa ! T’as pris quuooooiiiiiiii ? Des taaaaaaaaaaaaaz ? ». Ça a beaucoup d’hallucinations. Dans un laps de temps d’une heure, on m’aura pris deux fois pour la vierge Marie « Ouhawoaaa délire ! Ton blond ça illumine la nuit ! Ca irradie de ses rayons ! Hé mais attends, t’es un ange ? Attends, t’es la Vierge ? Wouhaa le déliiiiiire ». (SIC).

Et pis comme j’étais total désinhibée, l’absinthe ayant agit positivement, bah je parlais à tout le monde. Bon, je tiens à re-préciser que l’absinthe ça confère à Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Baudelaire, enfin bref, pas le menu frottin hein. Et que des artistes, je reste dans l’Art jusqu’au bout ! Mes potes m’ont interdit de trop parler aux teufeurs, mais je pouvais pas. Donc je me suis faite plein d’amis défoncés, avec qui j’avais des grandes discussions. Paraîtrait même, que je les aurais « psychanalysé ». C’est plus fort que moi. A chaque conversation je lançais : « Et sinon, t’as lu Freud ? ». A chaque fois réponse négative. Et à chaque fois dialogue d’une demie heure digne d’un sketch des Monty Python.

Entre temps on avait descendu une bouteille de Whisky à quatre. Donc mes talons m’étaient au final d’un grand secours pour rester plantée dans le sol. Donc j’étais là, encastrée dans le sol, entourée de mecs piercés et tatoués à des endroits où je ne pensais même pas qu’on pouvait, rasés, en kaki, une bouteille à la main. Vers 4h00, K. et J. m’ont prise par la taille et m’ont dit : « Ca suffit là, maintenant on va danser … En plus on va prendre notre race par le marlou alors tu restes avec nous ». Alors on a dansé. Enfin on a bougé. On s’est agité frénétiquement sur … du bruit. Et tout les quarts d’heure on beuglait : pouleuuuuup !!! Pompéleup !!!!!! Poupouloupoupoupoupou !!!!!

C’était énorme. Y’avait tous mes nouveaux amis qui faisaient les pantins aussi. Et j’étais vachement fière coz y’avait du respect. Ils m’avaient adopté. Même si j’étais qu’une bourgeoise qui travaillait dans une galerie d’art (mais bon méga respect qu’ils m’ont dit). Vers 6h, quand le jour s’est levé, on a pu lire sur les visages, ô combien la soirée avait été rude. Y’avait un mec qui cherchait « des cailloux bleus », un autre qui marchait à l’envers, c’est-à-dire à reculons, un autre qui était endormi devant une enceinte, encore un autre qui dansait alors que y’avait plus de musique. Des gens inanimés dans le fossé. De la dope qui circulait. Des types assis dans la boue en train de préparer le petit dej… Et au loin, un car de CRS. Donc on sagement pris son courage à deux mains, on s’est déporté jusqu’à la bagnole. K. et J. m’ont ramené à la maison. Et ça va rester une de mes meilleures soirées. Improbable, donc géniale.

Zombie Nation - Ca aurait pû nous définir ...


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Sinon cet été je vais tester les Férias de Bayonne. Y’en a qui connaissent ? Y’a des risques que je me mette minable ?

21.07.2008

I want to be free - I

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Mes chatons : ce week-end de malade que j’ai passé ! J’avais déjà donné pour le bal des pompiers, mais là samedi soir, je suis allée en Free Party. Ouais Simone t’as bien lu. La Lady D. en Free Party. « Mais d’où te vient cette idée soudaine et saugrenue d’aller t’agiter et niquer tes shoes toutes neuves, dans une marre de boue avec des drogués ?», me demande t’on. Allez, « Père Castor, raconte nous une histoire » me chante mon gentil lectorat.

Tout commence samedi après-midi. Je suis à la galerie, et fais signer un gros chèque à un gros con de collectionneur. Il tente une grosse approche drague, à laquelle je réponds par un gros vent. Non mais y’a pas écrit pute non plus ! Même si mon boss me répète : « avant d’acheter une œuvre, c’est toi qu’on achète ! ». Ouais. Bon. Le téléphone sonne. « Weshhhhh ma soce ! Ce soir y’a une soirée chez K. Putain tu fais quoi en ce moment ? D’où qu’on te voit plus ? ». Ça c’est H. le wipwisent de mon crew (prononcez « krou », façon Weast Coast). Donc vu que je suis ghetto et que j’aime toujours mes bâtards de barbares (si vous avez relevé la référence, juste je vous aime), bah je dis OK.

Fin de la journée : y’a un gros comité qui m’attend devant la galerie. Tout le crew est là. Alors ça braille, ça cheke, ça veut faire le tour de la galerie, ça veut taguer les toilettes, ça veut charrier la Lady D. « Tain comment tu fais ta bourgeoise ! ». Et y’a même le marlou qui opine. Salaud de traître.

Grosse soirée chez K. Je suis déchaînée. Je bois, je danse, je fais la DJ, je fais karaoké, bref je kiffe ma race. Et quand le marlou me dit « bon allez maintenant ça suffit : ON RENTRE ! »… Bah je lui dit : NON ! Surtout que mes deux potes K. et J. ont parlé d’une puuuuure soirée après. A « Onezeurodeegaine » ou un truc dans le genre. Je dit « trop bien ! C’est quoi comme club ? ». Et là, ils me font : hinhinhin (rire de B. de B.). C’est pas un club, beuuurgeoise ! C’est une teuf ! Une Free !

Le marlou commence à me tirer par le bras de plus en plus méchamment… Mais moi je veux y aller à cette teuf. K. et J. promettent au marlou de veiller sur moi, et que ce serait cool que j’y aille avec eux. Le marlou veut pas. Salaud de traître.

Au final, après moult recommandations du marlou et moult « oui oui oui » de ma part, je part en bagnole avec mes potes. Avec ma robe Vanessa Bruno, mes 12cm de talons bronze, mes bijoux de stars. On roule, on roule … On sort de Paris … Je commence à dire aux mecs « C’est quoi ce plan ? ». Deux heures plus tard on arrive sur un spot hallucinant. Le boum boum s’entendait déjà à 3Km. Y’a que des teufeurs. Tous en baggy, treillis, serpillières… « Ils ont l’air méchants » je dit.

Je sors de la voiture. Je suis un ovni. K. me prete une veste kaki, rapport qu’il faut que j’essaie un peu de me fondre dans le décors. J’ai super peur. On me regarde à mort. Mes talons s’enfoncent dans la boue. Je regrette de mettre embarquée dans cette galère. Et pourtant … Très vite les autochtones m’adoptent … La suite demain.

Inutile de vous dire que ça s'annonce "incredible"


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Et vous ? Vous avez déjà testé les Free ? Bons, mauvais souvenirs ?