06.05.2008

1er Set : Jeu H&M

Allez, on commence le grand déballage. J’ai décidé de vous faire languir pour les pièces en soie imprimée de Bel Air. Donc on va se concentrer sur les bons basics - indispensables à sa garde robe - qui me manquaient cruellement.

Lors de ma visite chez le suédois je me suis interdite de craquer sur des tops à fleurs hawaïennes turquoises, ou des tops volantés mauves. Non, cette fois ci, je voulais ressortir avec de l’indémodable. Au programme : un jean brut basic - qui ne soit ni flare ni slim - et une blouse blanche à plastron et manches ballons.

Opération réussie. Je trouve même qu’un jean « classique » se révèle plus sympa qu’un skinny. C’est donc un look « je ne fais pas de vagues » que je vous propose aujourd’hui. Le tout enjolivé par des accessoires eux aussi très sûrs : un Billy de Dreyfuss et des escarpins fauves.

650829453.JPG
628523608.JPG
1658255496.JPG
789175144.JPG
*****

Jean « Star » H&M

Blouse H&M

Sac Jérôme Dreyfuss

Chaussures Zara

Bijoux Satellite et Vintage

****

Et vous, vous les avez vos basiques ? Ou vous ne suivez rien que la mode ?

05.05.2008

Teasing

1601736534.JPG

En vrac : du cramage de carte bleue. Oui. Mais pour la bonne cause. Pour satisfaire mes envies d’été, de fleur et de dentelles, mais aussi pour renouveler ma garde robe de bons basics. Dans le désordre : de la robe en soie fleurie, du top imprimé, du jean brut et bien coupé, des manches ballons, plein même, de la blouse blanche. Mais on va s’arrêter là. Pourquoi ? Parce que j’adore vous faire patienter. Parce que ça regorge de choses que vous allez adorer, et que chacun sait que c‘est meilleur quand on attend. Et parce que je n’ai pas eu le temps de tout photographier…

La suite en images demain. Et vous, des fashion délits à déclarer ?

02.05.2008

Des envies d’été, des envies tressées

Pendant que vous autre ferez le pont - ô joie - et bien moi je trimerai. Et oui, une galerie se fout pas mal des joyeusetés accordées à ses employés. Donc je bosse aujourd’hui, et le fait est que je suis un peu blasée. En plus le temps de merde qui règne sur Paris finit de m’achever. Marre de me pointer en urgence chez H&M pour acheter un parapluie dès qu’une averse ou des giboulées (si je vous jure) tombe. J’ai envie de soleil, d’un petit look estival, avec une longue robe de vestale, des spartiates, et tant qu’on est dans le look « Roma », des tresses. Gros flash sur ces deux photos, je pense m’en inspirez pour égayer mes longs (trop longs) cheveux blonds qui s’ennuient… En plus, c'est la tendance lourde de la saison avec le revival 70's. Pourquoi se priver ? Copions allègrement les californiennes, qui prouvent encore une fois qu'elles ont souvent (presque) tout bon.

610531116.jpg
122763404.jpg

 

Et vous, cette saison, tresses or not ?

01.05.2008

Des fois, y’a pas de mots

En me baladant hier soir sur des sites de ventes privées (alors qu’il ne faudrait surtout pas vu la conjoncture économique actuelle), je suis tombée sur ça :

1703599377.jpg

Ouais. Comme vous. Pareil. Ça m’a laissé sans voix. Je me suis dit, « mais c’est quoi cette horreur ? ». J’ai pensé d’abord à la fourrure de tatie Colette qui a très très mauvais goût, puis à un collier pour chiens à sa maman du 16e. Bah non en fait c’est une montre Guess, qui coûte la peau du cul en plus. Je ne portais déjà pas cette marque dans mon cœur, mais de là à imaginer une abomination pareille… Non mais c’est moi ou c’est juste immonde ? Le pire c’est que le modèle était sold out ! Y’a des gens qui achètent des merdes (oh Thérèse une serpillière comme c’est gentil) sous simple prétexte que c’est une marque de luxe. Les filles, vous seriez prêtes à porter n’importe quoi du moment que c’est griffé ? Rassurez moi !

En plus Guess j’aime pas, ça fait pouf. Trouvez pas ?

30.04.2008

Yumi yumi more, yumi more, yumi yumi more *

46929862.jpg

Je vous avais déjà exposé mon envie d’acquérir une petite robe de la marque Yumi. Après votre validation, j’ai finalement craqué sur le modèle porté par Sienna Miller… Le modèle n’est pas disponible sur monshowroom ni sur poopoopidoo, mais en vente sur le site des 3 Suisses. La robe est adorable, mais pas donnée. J’hésite, et finalement au détour d’un clic tombe sur ebay. Damned ! Y’a plein plein de robes Yumi ! Des tonnes de robes, et des tonnes de modèles que je ne connaissais pas. Le tout à des prix super avantageux. Je suis donc l’heureuse proprio de cette robette là, mais ne compte pas m’arrêter de si tôt. C’est une vrai mine d’or, et j’ai déjà repéré un modèle « fairy tales » et un autre « chats », très yumi justement.

Et vous, vous avez déjà succombé ??

* Jeu de mots foiros avec Gimme more de Britney Spears

28.04.2008

Bluffée

892424366.jpg

Je viens de découvrir la crème lavante au citron de Christophe Robin. Enfin quand je dis découvrir, non. Forcément une star sur deux en parle dans ses interviews. Du genre quand on lui demande : « Et c’est quoi votre secret de beauté ? ». A chaque fois que je lisais que Jacqueline ou Colette utilisait les produits Christophe Robin, je me disait « non mais c’est quoi ces connasses là, pff snobisme parisien ! ». Et bin j’avais tort. Enfin pas pour le fait que la majorité des actrices se la jouent, mais pour Christophe Robin.

Samedi dernier, après avoir lu le post beauté de Sonia, je suis allée faire une descente chez Séphora. J’ai raflé un pinceau by Terry, une poudre Make up for ever, un mascara inimitable de Chanel, un lip fusion, et un Dior show (pour comparer avec l’inimitable). Je me dit que je vais pleurer ma mère en caisse, et que quitte à pleurer je peux me prendre un produit de plus. Et ce fut la fameuse crème au citron. Ouais, 30 euros c’est pas donné. Mais bon, c’est de la super came !

Le soir, dans mon bain, j’applique bien le produit comme conseillé. Je masse bien. Je laisse poser. La chaleur du bain ouvre les écailles donc c’est que du bonus. L’odeur est hallucinante. J’ai l’impression d’avoir du citron sur la tête. Et surtout des écorces. Sauf que c’est pas une impression. Des petits morceaux d’écorces sont bien présents dans la crème, et décollent toutes les impuretés. C’est tout simplement bluffant. Les cheveux sont lavés en douceur tout en étant purifiés et « décapés » au max. Jamais je n’avais eu des cheveux aussi brillants. Et l’impression d’avoir un balayage tout neuf.

Et vous Christophe Robin ???

25.04.2008

Mais pourquoi Lady D. ?

« Mais pourquoi ton blog s’appelle Lady D. » ? Alors non, le D n’est pas là pour suggérer mon prénom : je ne m’appelle pas Delphine, ni Dorothée, Desdemone ou Demeter. Je ne suis pas non plus fan de Lady Diana… Tout ce qui est tête couronnée me rebute plus qu’autre chose. Et les pseudos style « Princesse mon petit poney », bah j’aime pas. Donc on est gentil, on ne prononce pas Lady Di.

La vérité la voilà :

135257934.jpg
175311950.jpg

Lady D. c’est une référence à mon blaze. « Ton quoi ? » ça crie au fond de la salle. Mon blaze. Mon nom de graffeuse. Pasque en fait, je suis rien qu’une sale délinquante qui dégrade les biens publics, mais qui en même temps bosse dans une galerie d‘art (remarquez combien c’est subversif). Et même que le marlou c’est rien qu’un gros voyou recherché par la police tellement il retourne tous les murs de la ville. Ouais. On est un peu des Bonnie and Clyde en fait.

Bon, j’exagère un peu, hein. On est pas des méchants, juste des « graffitis artistes » comme ils disent dans les bouquins. Mais jamais je dirai à mon crew que j’ai un blog, pasque c’est trop la honte, et qu’ils seraient capables de me virer ces cons. Donc chuuuut

Et vous, pourquoi ce nom pour votre blog ??

23.04.2008

Le bon plan du ‘credi

Vous avez bavé sur ces compensées Manoush, sold out en quelques jours ? Vous pensiez que tout espoir était perdu ? Vous avez guetté tel un guépard sa proie, la paire en 38 sur ebay ? Pour finalement ne rien trouver ? Une fois n’est pas coutume, j’ai un plan à vous proposer les filles. Ou plutôt un scoop. Les Manoush sont en ventes sur Brandalley, ici, au prix de 64 euros au lieu de 195, et il reste la masse de pointures dans les roses et grises. Du coup je me tâte un peu à en acheter une seconde paire…

Et au passage, après avoir bloqué sur la veste kaki E2 de Punky (et je ne suis pas la seule), j’ai le bonheur de vous annoncer que la fameuse veste est en vente sur les Aubaines de la Redoute. Juste là. Au prix ridicule de 12 euros… au lieu de 120. Complément dément. Je sais. Il reste encore des tailles décentes… donc foncez les amies !

 

1119494538.jpg
78125342.jpg

 

 

 

Alors, ça vous a plu ces bons plans du mercredi ?? Ca y est, la C.B est sortie ?

21.04.2008

Question : Qu’y a-t-il de pire qu’un artiste ?

1298957052.jpg

Réponse : Non, pas son attachée de presse (mais on va y revenir), mais sa femme ! A chaque expo, tout le staff d’un artiste se déplace à la galerie. De tous ses membres, la femme/concubine/amante/meuf du gus est le plus redoutable. Et bien présente. Du genre que si on l’écoutait, c’est elle qui ferait la scéno. Non mais on rêve ? Le pire c’est la femme entre deux âges, voyant débarquer une jeune assistante blonde (en l’occurrence moi) qui va bosser pendant une semaine entière - soirées comprises - avec son homme.

A ce stade là, oui on peut le dire, c’est le drame. La femme refuse de quitter la galerie, elle qui d’habitude se sent assez détachée du travail de son mec. Elle le suit même aux toilettes, des fois que l’assistante aurait pile envie d’aller faire pipi au même moment. Elle refuse d’aller chercher la bouffe réclamée par son cher et tendre, des fois que la blonde essaierait de tester avec lui la solidité des toiles. Elle répond même à la place de son mari aux questions posées, des fois que la conversation dérape en même temps que la bouche de l’artiste et de son interlocutrice.

Et ça, à chaque fois, ça me casse les couilles. Et ça, à chaque fois, je n’y coupe pas en plus. Donc quitte à passer pour une salope aux yeux de sa nana, pourquoi ne pas vraiment l’être ? Elle se trouve confortée dans l’idée que les filles en galeries sont riens que des filles de mauvaise vie, et moi ça m’amuse.

J’ai donc mis au point une technique assez particulière qui fait ses preuves : la technique dite « de la provocation ». La femme de P.C en est encore toute retournée. Son peintre de mari doit venir en cachette à la galerie sinon c’est crise de nerfs. La technique de la provocation, comme son nom l’indique, a pour but de provoquer l’ennemi. Quand un jour, la nana de A.C m’a dit qu’elle trouvait que ma robe était un peu courte et que bon, hein, heureusement que j’avais un « caleçon » en dessous (c’est des leggings pauvre conne), bin j’ai enlevé mes collants. Ouaip. Bah elle a pas aimé. En plus y’avait pas mal de dessins à encadrer ce jour là. Alors je me penchais bien consciencieusement sur le cadre pour bien m’appliquer. Et je crois que le lendemain j’avais réitéré, mais que j’avais pas mis de culotte… mais un string.

Ce qui est très fort également, c’est d’ignorer la nana de l’artiste quand elle répond à sa place. Quand on met en place la scéno, et que je demande si on met telle ou telle toile sur ce mur, la nana parle à la place de son mari. Toujours. Invariablement. Lui, bonne poire, fait « hum hum, ouais ». Je fais mine de ne rien avoir entendu, je zappe de mon champs de vision l’indésirable, et redemande avec une voix suave au gus : « Alors, la rouge ou la bleue ? ». Idem pour les questions techniques : dimensions, technique, prix, … A la fin de la journée, c’est la guerre des tranchées. Et souvent le soir du vernissage c’est carrément le Vietnam.

Et vous, vous avez déjà eu à faire face à des furies qui pensent qu’on veut leur voler leur mari ? Alors que non ?

17.04.2008

La craquade beauté de la semaine

2046172762.jpg

Vous avez vu cet écrin luxueux Guerlain ? Le raffinement de ce boîtier noir et doré ? Regardez de plus près. Vous avez vu ces quatre ombres à paupières au teintes féeriques ? Vous avez vu ce camaïeu de rose et de gris ? Vous avez bien regardé ? Non hein. Non mais vous avez vu qu’une fleur était incrustée aux ombres ? Vous avez vu que c’était une « fleur de feu » ?

Bah moi je m’en suis toujours pas remise. A ma prochaine descente chez Séphora (ce soir ou demain), je craquerai pour cette sublime palette de fards. Dépêchez vous les filles, c’est une édition limitée, et y’en aura pas pour tout le monde ! Le thème : les 70’s, avec ses imprimés fleuris et ses couleurs baba. Le nom : Ombre Eclat 4 couleurs, Fleur de Feu, Edition limitée, Guerlain. Et enfin le prix : 48 €. Non, ne tentez pas de résister, ça ne sert strictement à rien. En plus j’ai essayé…

Et vous Guerlain, vous aimez ? Elle vous tente cette palette ?

16.04.2008

On ne peut pas tout avoir ...

L’avantage quand on grossi, c’est qu’on a des plus gros seins. Donc j’en profite à mort, je porte rien que des tailles empires …. Avant (peut être) d’entamer mon régime. On se console comme on peut hein.

15.04.2008

Mes envies du moment

Ah mais ça faisait longtemps qu’on avait pas causé modasseries ici ! Ca me manquait, pas vous ? Encore une fois je vais vous solliciter les filles, oui, je ne suis pas sûre de mes choix. J’ai deux envie précises : une petite robe noire funky, une robette à fleurettes, et une silhouette « flary ». Le mulot me démange fortement quand j’ai le malheur de m’aventurer sur Rushcollection, Poopoopidoo et autre. So, que pensez vous de ça :

1570341989.jpg

Robe Yumi

731992933.jpg
Robe Gat Rimon

Et de cette association là :

179200111.jpg
552852181.jpg

Top April May

Jean flare Citizens of Humanity

Un peu peur que la robe Yumi soit trop brillante, et la matière cheap me rebute. La robe Gat Rimon est canon, mais a un je ne sais quoi de blouse de ménagère. Pour le top, un peu peur qu’il dévoile trop mon petit bidou d’hiver et mes hanches de mama. Je fais quoi ? Je valide ? Je laisse tomber ? Je temporise ?

Et vous, Yumi, April May & co, vous aimez ? Vous en pensez quoi de ces marques ?

14.04.2008

La déception du week-end

Faut que je vous raconte. J’ai passé le week-end à faire la fête la nuit, à cuver et à loqueter au pieu toute la journée. Et j’ai un compagnon de loquetage, toujours fidèle au poste : mon chat. Mon chat, que j’ai l’habitude d’appeler « être divin », pasque je suis rien qu’une grosse mamie gaga de sa bête, au fond. Et là, hier, qu’est-ce que je découvre ? Que mon chat est en fait une grosse dégueulasse. A peine finit sa pâtée, elle vient se vautrer près de moi sous la couette, le cul bien en évidence sur le clavier de l’ordinateur. Je râle. Elle miaule. Et là : une haleine de chacal parvient jusqu’à moi. Damned ! Petite Reine ne serait elle rien qu’une manante ? Pour un chat de race je l’ai mauvaise. Se poursuit l’aprèm, où me boudant (car je furète sur vos blogs et ne peux m‘occuper exclusivement d’Elle) l’animal me tourne le dos… jusqu’à m’envoyer une petite flatulence. C’en est trop. Je gueule et chasse de mon lit le clone de mon pote Samy, qui au demeurant n’a rien a envier au pire des clodos. La bête se réfugie sur le bureau. Je l’engueule. Je lui dit combien je suis déçue de son attitude. Combien un chat semi angora devrait avoir honte de ces déguelasseries. Et vous savez ce qu’elle me répond ? Non ? Voyez plutôt :

1800939037.jpg

Oui. La garce m’a roté au nez. Je ne pensais pas qu’un chat puisse vous en faire voir autant qu’un sale marlou. J’avais tort.

PS : Je ne mens pas ! La photo atteste d’un des rots gras que cette sale bête m’a envoyé. Oui. Tout l’aprèm elle s’est lâchée.

Vous tolerez ça de vos animaux vous ???

11.04.2008

Les requêtes Google - II

667868993.gif

De plus en plus surprenants ces requêtes ! Voyez plutôt :

  • En première position : « Jérôme Dreyfuss ». L’indétrônable. Oui ce mec fait des sacs divins. Oui je suis l’heureuse propriétaire d’un billy. Et, oui il a ouvert sa première boutique rue Jacob. Qui déchire sa race d’ailleurs (suis amoureuse de Robert).
  • En seconde position : « Photos de la très sexxxy lady b ». C’est gentil d’y avoir pensé, mais moi c’est Lady D. Dommage ! Rien de très sexxxy (oui avec 3 x) sur ce blog. Raaa déception de se retrouver nez à nez avec une photo de vieilles bottes vintage…
  • En troisième position : « Chez Lady Antoinette ». A première vue je trouvais que ça faisait grave club pour adultes. Bon, renseignement pris, ce serait plus club pépere mémere.
  • On a aussi du : « que voir sous les jupes des filles ». Bah j’ai envie de dire que ça dépend de ce qu’elles portent.
  • Et du : « rouge à lèvre salope ». Les deux sont dissociables hein …. Enfin visiblement pas pour tout le monde.

 

Et vous, ça donne quoi chez vous ?

10.04.2008

L’artiste, cet être lunaire

1249295815.jpg

Ce soir vernissage. On expose un jeune peintre qui ressemble à s’y méprendre à une énorme paire de couilles - vous regardez trop les Nuls à Toulouse Lautrec. Il est tout petit, tout maigre, avec un début de calvitie et une petite barbiche de sage chinois. Il a à peine trente ans, mais s’emble s’être égaré dans le temps. Il porte des marinières et peint notamment des écluses.

Avec mon boss, notre passe temps favori, c’est de l’appeler dans le but unique de tomber sur sa messagerie pour entendre ça : « Bonjoureeeuueeehhh! Vous êtes sur la … euh messagerie ! De crackers de Belin ! Si vous voulez me laissez ….euh un message, laissez le moi ! … Je vous en remer…cirai … en vous rappelant …. Et pis beaucoup d’bonheur …. Euh et à bientôt ! ». Le tout dit avec une voix de golmon. On est rien que deux gros connards de mettre le haut parleur pour réciter le message en même temps, pliées en deux, avec une grosse envie de faire pipi dans nos culottes. Même que hier aprèm, mon boss a tellement ri qu’il a fait un prout. « Pas classe » diraient les Robins des Bois.

On se marre, on se marre, mais on appréhende grave le vernissage de ce soir. Car l’artiste est un être à part. L’artiste est dans son monde. Monde inaccessible, au demeurant, au commun des mortels. Crackers de Belin, nous le nommerons ainsi, est ce qu’on appelle un être à part. Y’en a qui dise un « être rare », y’en a d’autre qui préfère « une étrangeté ». C’est pas beau de dire ça, mais force est de constater que le pierrot est lunaire.

Hier soir quand j’essayais d’établir avec lui une fiche des prix, il m’a sorti d’un coup : « Moi en fait je suis un peu comme les lapins… Vous savez quand vous lancez une salade et que le lapin saute dessus 5 minutes après ! ». Ça m’a laissé sans voix. Pire j’ai eu un début de fou rire. Et bah il a rit avec moi dis donc ! Tout ça pour vous dire que ce soir je vais filmer le vernissage et envoyer le tout à Arte. Chuis sûre que ça peut faire un film d’art et d’essai.

Vous en avez déjà vu de près, des « vrais » artistes ? Bin ils ont tous un grain.

07.04.2008

I’m back !

2071198453.jpg

Hello mes chatons ! Décidemment vous me manquez trop, même épuisée, je ne peux me passer de bloggueries. Oui, blogaddict je suis. Y’en a qui dise « no life ». Moi je dirais simplement accro. Petit post en vrac pour une reprise des activités en douceur…

Alors cette semaine il y a eu :

De la grosse teuf : un big birthday qui se finit en free party à 10h du mat’. Complètement surréaliste. On m’aurait dit que c’était une performance, bah je l’aurais cru dis donc. J’ai eu l’impression de faire de la figuration pour un film de Lynch.

La wi filles party au Paris Paris, où Belegaer et moi avons principalement retenu le dosage du cointreaupolitain.

Du bougage de fesses en club, avec des spécimens mâles passionnants à étudier d’un point de vue sociologique. Du lourd, du très lourd mes amis.

Mais y’a eu aussi pas mal de shopping : notamment l’épopée tragique d’un top april may, lost in translation, shoppé sur rushcollection… et toujours pas reçu. Et dont j’envisage déjà le retour… Oui, je sais.

Du cosmétique en masse, Chanel pourrait penser à me prendre comme principale actionnaire.

Et pour finir : pas mal de tractations professionnelles. J’envisage d’autres galeries… Ce qui explique principalement cette petite pause.

Bon, et vous ?

01.04.2008

C’est pas que je vous abandonne …

Mais je suis juste complètement dépassée par les évènements. Je reviens dès que ça ira mieux. Mais là, une pause est nécéssaire.

28.03.2008

Do you speak « Koundévitchs » ?

1516521500.jpg

Mercredi. 15H. Une galerie dans le 8°. Un mec qui sonne. Un fille qui lui ouvre. Et là commence un dialogue surréaliste, genre film de la nouvelle vague, mais sous acide.

Lui : Bonjour ! Ah mais ! Ah mais ! C’est la nouvelle expo ?

Moi : Oui. Absolument. Vous avez reçu notre newsletter ?

Lui : Ah mais pourquoi on dit newsletter, hein ? Pourquoi on dit pas « lettre pleine de bonnes nouvelles », pasque c’est des bonnes nouvelles une nouvelle expo, hein ?

- Heu… Oui !

- Silence et regard pesant du gus : Han vous êtes mignonne hein. Vous ressemblez à cette femme sur cette toile.

- Ha heum, heu bon peut être pas quand même ! (la toile c’est un nu assez suggestif vous voyez)

- Hé bien vous savez pas ? Je suis artiste peintre moi aussi !

- Tiens donc ! Comme c’est intéressant ! (celle là on me la fait au moins trois fois par jour)

- Oui ! Et vous savez ce que je peins ?

- Nooon, mais ça doit être fascinant (ironie ? Où ça ?)

- Ouiiii, c’est fascinant ! Je peins des femmes « koundévitchs » !

- …

- Et j’aimerais beaucoup que vous posiez pour moi ! On sent le koundévitch en vous. Ah oui c’est sûr, il est très présent !

- Écoutez, je sais que c’est facile le coup du koundévitch en art contemporain… Même si c’est pas une référence, tout le monde a vu les trois frères !

- Ah oui ? Vous avez trois frères ? J’aurais juré que vous étiez fille unique !

- heu … (putain mais ce mec est un psychopathe, comment il sait ça ?!)

- Moi le koundévitch c’est comme le goutchoun, c’est ma création propre.

- Bon, allez quoi …

- Chez vous je sens une grande sensibilité… Vous croyez en Diane, déesse de la chasse ?

- Quel rapport ? (Gravos le mec !)

- Les femmes koundévitchs ont une fragilité combative et je crois que…

- Moi je crois qu’on va en rester là.

- Ah mais ! Ah mais !

- Oui. Oui.

- Tenez ! Voici ma carte ! Si vous vous sentez l’âme d’une muse, rejoignez moi dans mon atelier !

- Ouiii évidemment ! (Putain mais comment je l’avais vu venir dès le début celle là !!)

Bien, vous avez fais le tour de l’expo ? Vous ne désirez pas acquérir d’œuvres ? Non ? Bon, au revoir monsieur.

Cas classique de l’artiste allumé, voulant réveiller le koundévitch qui est en toi, et accessoirement te baiser. Fort non ?

27.03.2008

Besoin de rien envie de toi

En ce moment, j’ai furieusement envie de ça :

139440715.jpg

Un ptit look marin facile à vivre, avec une vraie identité. Aurais-je trop mater Fonelle et son caban, Punky et ses rayures ? Serais-je une intoxiquée de la blogo qui veut ce qu’elle voit sur le dos des copines ? Je crois que je suis dans le vrai. Mais pas que. Le look « marin » depuis toujours j’adore. Et comme les envies fonctionnent souvent par paire, y’a cette nuance exacte qui me fait de l’œil. Un vrai blond bébé. Envie de passer du blond doré au blond bébé (moyen facile à assumer ?). Blond qui irait à ravir, cela dit en passant, avec un look « ptit gars de la marine ». Je crois quand même que je consomme trop de blogs et de magasines féminins en ce moment moi.

205684858.jpg

Et vous, c’est quoi votre lubie du moment ?

26.03.2008

Le bon plan shopping

Marci N’oum, c’est une petite boutique adorable, rue Keller, que j’ai découvert lors de mon esclavage. Je passais souvent devant, la galerie de la vieille folle étant dans le quartier. J’ai tout de suite craqué pour l’ambiance cosy et rétro, bois brut, vieux portants, comptoir à l’ancienne. Les deux créateurs (Monsieur et Madame), concoctent des merveilles supers abordables, avec une vrai touche. Gros flash sur les robes, les imprimés, et une collec d'accessoires assez hallucinante. Ce sont eux qui tiennent la boutique, et c'est un réel plaisir d'échanger avec les créateurs. Et jeudi 27 (oui demain), ils vous proposent de venir découvrir leur nouvelle collec à partir de 18h, le tout accompagné d’un verre… Et de 10 % ! Foncez les filles ! Vous ne verrez pas deux nanas comme vous avec la même robe !

 

1445918003.jpg

 

Marci N’oum, 1 rue Keller, Paris 11°. Métro : Ledru Rollin, Bastille

Le carton à imprimer : ici

25.03.2008

Et ce qui devait arriver …

1929113224.jpg

Arriva. A me goinfrer, ma baffrer, à boire, me vautrer dans la fange de vendredi à lundi, je suis malade. Du genre à ne pas pouvoir faire un pas devant l’autre, à être vaseuse, à avoir une gueule de bois qui ne passe pas (je n’ai pas réussi à déssaouler, si je vous jure ça arrive), en bref à être une grosse cloche (à tiens c’est Pâques vous me direz) qui a menti à son boss pour ne pas avoir à travailler demain. Je sais, c’est petit. Que voulez vous, je suis faible devant les bonnes choses ! Bon, je m’en vais me soigner à coup d’aspro et de primperan.

PS : post écrit sous taux d’alcoolémie honteux, j’ai mal aux cheveux, à mercredi. Oui demain je dors TOUTE la journée et me purge au thé vert.

22.03.2008

Choco powa

Demain c'est Pâques les amis ! Bien que ce soit une fête catho, c’est avant tout la fête du chocolat ! Comme tous les ans vous hésitez durement entre les œufs (un choix classique, une valeur sûre) et les lapins (parfait pour les petits, régressif à souhait). Et bien cette année, plus de tergiversions inutiles devant les vitrines. Je vous propose le « lapinoeuf », un œuf avec des oreilles de lapin. Ouais. Ouf. Je sais. Je craque complètement sur ces chocos hybrides avec une bonne dose de surréalisme.

988632758.jpg

Les Œufs et les oreilles, 12,50 €, Pierre Marcolini.

Et vous Pâques, vous aimez ?? Chocolat ou pas ?

20.03.2008

L’objet du désir

276615369.jpg

Pour mes 25 ans je voulais un cadeau qui « dure », comprenez par là que dans six mois je ne le revende pas sur ebay. J’avais pensé à un énième Dreyfuss ou Darel. Et puis en fait non. Puis à un Muse d’YSL, mais question budget c’était tendu. Puis à la bague « oui » de Dior, mais le marlou détestait, pire, refusait d’obtempérer. Evoqué avec La Princesse et Belegaer, mon choix s’est donc arrêté sur le speedy de Vuitton. Un indémodable. Un classique. Un must have. J’ai choisi le 35, qui au quotidien est bien plus pratique pour transporter sa maison, que le 25 ou le 30. Et cherry on the cake, Vuitton propose un service gratuit de personnalisation. Donc je fais mettre mes initiales dessus. Oui. Je sais. Mais au point où on en est, hein.

Et vous ? C’est quoi l’objet de votre désir ?

18.03.2008

De l’art difficile de transporter des œuvres

1409937548.png

Vendredi dernier. 17H. Mon boss arrive guilleret à la galerie. Je lui demande la cause de sa bonne humeur. Il n’entend pas ma question car il bleugle chante « Emmenez moi au bout de la teeeeeeerre ». Je lui fait des grands gestes pour qu’il cesse de chanter. Il me dit : « hum ? ». Je lui réponds : « Il me semble que la misèèèèère, me serait moins pénible au soleil ! ». On se marre comme deux cons. Bon , qu’il me dit, vous allez maintenant vraiment vous marrer : vous apportez cette œuvre de S.A à la galerie Smock pour l’expo Grunch. Grounch, je lui réponds, les œuvres ne sont pas prises en charge par un transporteur ? Haahaaha mais si vous saviez le nombre d’œuvres qui transitent par métro, vous en auriez le cul par terre ! Keuhaaa ? Je croasse. Il me raconte comment un jour il avait rencontré son pote Yvon L. dans le métro, tous les deux avaient une œuvre de 15 000 euros dans les bras, qu’ils livraient à des collectionneurs.

Bon, c’est parti pour le transport de la toile. Manque de cul de pot, on n’a plus de kraft et de papier boule pour emballer l’œuvre. C’est pas grave, me dit mon boss, allez y comme ça. Mouais. Mouais mouais mouais. Il pleut, c’est bientôt l’heure de pointe, et il va falloir que je joue des coudes dans le métro avec une œuvre à 9 000. Fastoche. Mon boss me dit « allez ça va aller, vous voulez un petit lexomil ? ». Je dit non mais pense très fort oui.

10 minutes plus tard je suis dans la rue avec une énorme toile sous le bras. Les passants me regardent cheminer difficilement vers le métro le plus proche. Arrivée dans le métro, les galères commencent. Je cherche mon pass navigo perdu dans mon sac sans fond. Pour pas qu’on me pique la toile ou qu’elle tombe, je la coince entre mes cuisses. Oui. La grande classe. Là un vieux alcoolo me lance : « hééééééééé mais on va pas te la voler ta merdeeeee !!! ». Je lui réponds : « Hé connard, cette merde vaut plus que ta femme et tes gosses réunis ! » Merde, je suis folle ou quoi ? Vite j’essaie de passer le tourniquet avec la toile, trop grande, qui reste bloquée. Je panique. Je vois l’autre ivrogne se rapprocher. Je couine « Aidez moi ! » au papy devant moi. Passée de l’autre côté, papy me demande si c’est moi qui ai peint « le tableau ». Je lui dit que non. Il me dit : « Ah ben vous me rassurer pasqu’entre nous, ça casse pas des briques c’tenjin là ! Ma ptite fille aurait fait mieux ». Je souris. Cas classique. L’incompréhension de l’art contemporain.

Sur le quai, les gens me regardent. Bizarrement. Un jeune chevelu me demande si je fais les Beaux Arts. Je lui dit non, c’est juste une œuvre à destination d’une galerie. Il me dit que ça lui rappelle Vlaminck. Je souris. Cas classique. L’obstination de classer les œuvres dans des courants artistiques. Dans le métro. La guerre. Je prends méga de la place avec la toile. Un tecktonikeur et ses potes moulinent des bras dangereusement Je leur dit « calmos, y’en a pour 9 000 euros à côté de moi ». Il me répondent : 9 000 euros ? Sérieux ? C’est quoi ? C’est Picasso ? Trop lol !!!! Je me dis que la jeunesse est tombée bien bas. Deux secondes après je me dit que je résonne comme une vieille conne.

Station Montparnasse. Y’a des gens avec des valises énormes !!!! Ça devrait être interdit ! Je panique et m’entends dire tout haut : « ha mais nan, il ne peuvent PAS rentrer !! ». « Et pourquoi pas ?, me rétorque une gros